Le groupe d’idoles philippin a annoncé mercredi qu’il mettrait fin à ses activités à la fin du mois, invoquant son incapacité à poursuivre son fonctionnement. La nouvelle intervient le même jour que la sortie d’un dernier clip pour la chanson « Pag-ibig Fortune Cookie », présenté comme la leur ultime production.
Un arrêt confirmé et un dernier single
Via sa page Facebook, MNL48 a indiqué que les contraintes actuelles rendaient impossible la poursuite des spectacles, enregistrements et autres engagements du groupe. Le clip publié en parallèle est la version en tagalog du tube japonais « Koisuru Fortune Cookie » — adapté localement sous le titre Pag-ibig Fortune Cookie.
La mise en ligne de ce dernier morceau sert de point final symbolique, mais n’apporte pas de précisions sur d’éventuels projets individuels des membres ou sur la gestion des contrats en cours.
Contexte et trajectoire
Créée à Manille comme déclinaison locale du phénomène AKB48, la formation avait été lancée à l’issue d’auditions organisées à partir d’août 2017 en collaboration avec la maison de médias ABS-CBN et la société de production locale HalloHallo Entertainment.
Un tournant est intervenu en avril 2025 quand la gestion opérationnelle a été transférée à une entité japonaise nommée MNL48 Inc., marquant la fin du rôle de HalloHallo Entertainment dans l’encadrement du groupe.
- Août 2017 : lancements et premières auditions pour former le groupe à Manille.
- 2017–2024 : activités, sorties et présence scénique aux Philippines.
- Avril 2025 : transfert de la gestion à MNL48 Inc. (Japon).
- Annonce récente (mercredi) : arrêt des activités à la fin du mois et sortie du dernier clip.
Quelles conséquences pour la scène locale ?
Pour les fans, la disparition d’un groupe structuré autour du format « idoles » laisse un vide artistique et organisationnel : concerts annulés, merchandising et activité des fans clubs seront affectés à court terme. Sur le plan industriel, la situation illustre les défis de viabilité économique rencontrés par des projets musicaux à long terme dans une industrie locale en mutation.
Plusieurs questions restent ouvertes : que deviendront les contrats des artistes ? Y aura-t-il des réorientations individuelles vers la télévision, le cinéma ou des carrières solo ? Les partenaires médias et commerciaux impliqués devront clarifier leurs engagements dans les semaines qui viennent.
La fermeture de MNL48 souligne aussi la fragilité des adaptations internationales de formats idol, qui exigent un soutien financier et promotionnel constant pour perdurer.



