La nouvelle version animée de Cyborg 009, intitulée Cyborg 009: Nemesis, vient d’ajouter un visage connu à son générique : Kentarō Tone rejoint la distribution en tant que Cyborg 007 / Great Britain. Ce coup de théâtre arrive alors que la série s’apprête à être mise en streaming cet été, relançant l’un des univers les plus emblématiques du manga japonais pour une nouvelle génération.
Un casting qui alterne stars et révélations
Les producteurs ont multiplié les annonces ces dernières semaines, dévoilant presque chaque semaine un nouveau membre du groupe Nemesis. Côté protagonistes déjà confirmés :
- Yūki Kaji — Joe Shimamura / Cyborg 009
- Yuu Hayashi — Cyborg 008 / Pyunma
- Kentarō Tone — Cyborg 007 / Great Britain (nouvelle recrue)
Et parmi les voix annoncées pour le groupe Nemesis (romanisation des noms de personnages non officielle) :
- Yūichi Nakamura — Graviton / Nemesis 009
- Ayane Sakura — Deps / Nemesis 008
- Maaya Uchida — Morphone / Nemesis 007
- Shion Wakayama — Blitz / Nemesis 006
- Tetsu Inada — Aspida / Nemesis 005
- Kikuko Inoue — Opro / Nemesis 004
- Hiroshi Kamiya — Crack / Nemesis 003
- Yoshimasa Hosoya — Blizzard / Nemesis 002
- Rina Hidaka — Mu / Nemesis 001
Équipe technique et bande-son
La réalisation est confiée à Hideki Ambo au studio Arect, avec un scénario signé par Atsuhiro Tomioka (connu pour son travail sur Pokémon) et le collectif CHARATEX. Le design des personnages est assuré par sanorin.
La série réutilise également une chanson devenue culte : « Taga Tame ni » (Pour qui), interprétée pour cette adaptation par Kyōko, chanteuse du groupe rock Barbee Boys. Ce titre était déjà la musique thème de la série télévisée de 1979 — paroles écrites par Shōtarō Ishinomori — et avait auparavant été interprété par Ken Narita et Koorogi ’73.
Pourquoi cette sortie intéresse aujourd’hui
Au-delà du simple effet nostalgie, la mise en ligne de Nemesis illustre plusieurs tendances actuelles : la résurgence d’anciennes franchises sur les plateformes de streaming, l’importance des voix vedettes pour attirer les abonnés, et la manière dont des classiques du manga sont revisités pour un public international. Pour les spectateurs, cela signifie un mélange de respect du matériau d’origine et d’ajouts contemporains : nouvelles directions artistiques, choix musicaux remis au goût du jour et stratégies de diffusion adaptées aux plateformes numériques.
La révélation progressive du casting — un membre par semaine — a aussi servi de levier marketing discret mais efficace, maintenant l’attention des fans sans recourir à des annonces massives.
Contexte historique et prolongements récents
L’œuvre originale de Shōtarō Ishinomori a débuté en juillet 1964 dans le magazine Weekly King. Depuis, Cyborg 009 a connu de multiples incarnations à la télévision (1968, 1979, 2001), au cinéma (années 1960 et 1980) et dans des projets récents comme 009 Re:Cyborg (2012) et Cyborg 009 Call of Justice (2016). Une OVA crossover avec Devilman est sortie en 2015.
Sur le plan éditorial, la franchise a donné lieu à des prolongements modernes : un manga dérivé par Tsuguo Okazaki (2019–2022) et, plus récemment, une nouvelle série intitulée Cyborg 009 Taiheiyō no Bōrei lancée en avril 2024 par le scénariste Masaki Tsuji et le dessinateur Masato Hayase.
Ce nouvel anime, attendu pour l’été, représente donc la continuité d’une histoire éditoriale longue de six décennies, tout en s’inscrivant dans les logiques de consommation contemporaines. Pour les fans de la première heure comme pour les néophytes, Nemesis promet de remettre Cyborg 009 au centre des discussions animé de la saison.



