Le monde du sound design perd une figure reconnue : le monteur-son et réalisateur Robert James Kizer, connu professionnellement sous le nom de R.J. Kizer, est décédé le 12 août à l’âge de 73 ans des suites d’un glioblastome. Sa disparition marque la fin d’une carrière longue et discrète, mais influente, dans la postproduction cinématographique.
La famille a précisé qu’aucune cérémonie funéraire formelle n’est prévue pour le moment ; un hommage public est en revanche envisagé. Les proches demandent du respect pour leur intimité pendant l’organisation de ce rassemblement.
Un parcours polyvalent entre mixage et réalisation
Spécialiste du montage sonore, Kizer a apporté sa technique à plus d’une centaine de productions, couvrant blockbusters contemporains et projets plus niche. Il a notamment supervisé la piste anglophone du film d’animation Galaxy Express 999, une responsabilité qui illustre sa capacité à naviguer entre formats et cultures audiovisuelles.

En parallèle de son travail de sound editor, il a signé la réalisation de plusieurs films de genre, dont Death Ring et Hell Comes to Frogtown, et a pris en charge les séquences américaines de Godzilla 1985. Son CV mêle ainsi montage, mixage et direction — un profil polyvalent rare dans l’industrie.
Crédits récents et reconnaissances
Plusieurs titres grand public figurent parmi ses crédits : Deadpool, Bad Boys for Life, X-Men: Dark Phoenix, et War for the Planet of the Apes. Sa contribution au son de ces productions a été saluée par ses pairs à travers de nombreuses nominations et récompenses.
- Date du décès : 12 août (73 ans)
- Cause : glioblastome
- Cérémonie : pas de funérailles publiques annoncées; un mémorial est prévu
- Crédits notables : Galaxy Express 999 (version anglaise), Deadpool, Bad Boys for Life, X-Men: Dark Phoenix, War for the Planet of the Apes
- Rôles créatifs : monteur-son, mixeur, réalisateur (Death Ring, Hell Comes to Frogtown, Godzilla 1985 – séquences US)
- Distinctions : dix nominations aux Golden Reel Awards, lauréat pour War for the Planet of the Apes et The Lion King
Au fil des années, Kizer a reçu dix nominations aux Golden Reel Awards — le palmarès qui récompense l’excellence du son au cinéma — et a remporté plusieurs trophées, dont un pour le travail sur la version originale de The Lion King. Il a également occupé des fonctions électives au sein de l’Académie des arts et des sciences du cinéma, siégeant deux mandats au comité exécutif de la Sound Branch et prenant la tête de la sous‑commission musée du même groupe.
Ces responsabilités institutionnelles montrent qu’il n’était pas seulement un technicien, mais aussi un acteur de la préservation et de la transmission des savoir‑faire liés au son au cinéma.
Quel héritage pour la profession ?
Dans un secteur où la technique évolue vite, le travail de Kizer illustre l’importance d’un son pensé au service de l’histoire et non comme simple effet. Ses collaborations sur des franchises à gros budget ont contribué à définir des standards de postproduction qui perdureront dans les futurs mixages.
Les professionnels et équipes ayant travaillé avec lui devraient être présents lors du mémorial, qui constituera une dernière occasion publique de mesurer l’étendue de son influence.
En attendant les détails pratiques de cet hommage, son décès rappelle la vulnérabilité face au glioblastome et l’impact humain derrière les crédits techniques que l’on aperçoit rarement à l’écran.



